Carence en vitamine D : les conséquences sur la santé

Dernière mise à jour: 08.08.20

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Grâce aux propriétés de la vitamine D, le risque d’apparition des maladies comme l’ostéoporose se réduit considérablement. Cependant, une grande majorité de la population présente une insuffisance de l’apport en cette matière. Cette carence pourrait-elle avoir des conséquences sur la santé ? La réponse dans cet article.

 

Comment combler la carence en vitamine D ? 

Élément totalement naturel, cette substance autrement appelée calciférol est présente dans toute sorte d’aliments. Puisqu’elle se forme dans le foie, la plupart des aliments d’origine animale comme l’huile de foie de morue ou le foie de poulet en contiennent une teneur relativement élevée. Toutefois, d’autres ingrédients plus courants tels que le beurre, les champignons et les œufs en renferment également. Elle peut aussi se rencontrer dans certaines espèces de poisson : saumon, hareng et anchois, tout comme sardine ou maquereau.

L’apport journalier conseillé se situe entre 600 à 800 UI (ou unité internationale) jusqu’à 50 ans, selon l’Académie Nationale de Médecine, ceci dans le but de mieux contrôler votre consommation de vitamine D. Vous pourrez par ailleurs intégrer des suppléments de vitamine D dans votre alimentation dont vous avez ici notre sélection des meilleurs produits pour le cas de vitamine D3.

Conséquences d’un apport insuffisant en vitamine D

À la naissance, les nourrissons ne sont dotés que d’une faible capacité de réserve en vitamine D. Cette quantité correspond à l’apport transmis par la mère durant la grossesse. Quand il grandit, le bébé en trouve la source dans le lait maternel, mais il est capable d’en produire dans sa peau grâce au soleil. Selon une certaine position, notamment au-delà de la latitude 37°, l’effet de ses rayons diminue et donc limite la fabrication durant tout l’hiver. Ceci réduit les possibilités d’apport en calciférol et donc oblige le corps à s’en fournir davantage dans son alimentation.

Le rachitisme se positionne en première ligne dans la liste des maladies dues à une carence en calciférol. En effet, puisque cette substance agit sur le renforcement du squelette et des articulations, une déficience peut causer divers problèmes au niveau osseux. Chez l’adulte notamment l’augmentation du risque de perte osseuse ou ostéoporose est bel et bien réelle. 

D’autres troubles prendraient également leur source dans cette insuffisance en vitamine D. Les nouvelles découvertes dans le domaine de la médecine émettent l’hypothèse d’une relation entre cette carence et des maladies telles que le cancer du côlon, du sein ou du pancréas. Comparés à la population générale, les individus présentant un taux de déficience élevé auraient trois fois plus de risque de perdre la vie à la suite d’une insuffisance cardiaque.

Par ailleurs plusieurs études récentes font état d’autres conséquences désagréables de cette carence. Comme celle publiée en 2013 dans JAMA Neurology, les chercheurs ont observé ces résultats montrant un lien entre l’insuffisance en vitamine D et la sclérose en plaques. D’autres scientifiques espagnols citent également le diabète ainsi que l’obésité dans leur article en 2015. 

Un approvisionnement suffisant en calciférol pourrait alors limiter le risque d’apparition de troubles tels que l’asthme, la calvitie, les caries ou encore la maladie d’Alzheimer. Cependant, le débat fait rage dans la communauté savante, car plusieurs d’entre eux n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la véracité de ces résultats. Il faut tout de même noter que l’effet négatif qu’engendre la déficience en vitamine D sur les os fait consensus.

L’apport quotidien en vitamine D varie selon la tranche d’âge des personnes : pour les nourrissons, la référence recommande 800 à 1000 UI, quant aux enfants de moins de 3 ans, une consommation de 400 UI paraît suffisante. Pour les plus de 3 ans, les adolescents, ainsi que les adultes, l’apport conseillé est de l’ordre de 200 UI. 

Toutefois ces chiffres ne font office que de modèle, de plus certaines populations à risque devraient y ajouter une plus grande quantité selon la Société Française de Pédiatrie. Plusieurs catégories d’individus peuvent tomber sous cette dénomination de personnes vulnérables, notamment les femmes enceintes, ceux ne bénéficiant pas d’une exposition suffisante aux rayons solaires et enfin ceux ayant des troubles intestinaux. 


La vitamine D : élément essentiel à l’organisme

Officiellement découverte en 1922 par Elmer McCollum, la vitamine D fait déjà partie intégrante du quotidien de notre civilisation moderne dès le 19ème siècle. Malgré le fait que l’on ne connaissait pas encore cette substance, ses bienfaits sont reconnus depuis l’utilisation de l’huile de foie de morue contre le rachitisme. 

Vitamine qui se dissout dans les lipides, notre organisme la synthétise d’après notre nourriture à partir d’éléments comme le cholestérol. Produite par le corps humain par l’influence des rayons ultraviolets du soleil, elle peut prendre deux aspects. Notamment la D2 aussi appelée ergocalciférol, d’origine végétale ; et la D3 ou cholécalciférol, qui quant à elle est présente dans les aliments d’origine animale.

Principalement active dans le renforcement du squelette, la vitamine D joue également un rôle important dans la minéralisation osseuse, mais également dans le maintien du tonus musculaire. Agissant dans les intestins et les reins, elle absorbe le calcium et le phosphore sous l’action de l’hormone parathyroïdienne. Élément indispensable au développement de l’organisme humain, elle garantit une protection contre le rachitisme dans la petite enfance. Concernant les adultes, elle permet en l’occurrence de prévenir les maladies telles que l’ostéomalacie ou l’ostéoporose.

L’effet des rayons ultraviolets sur la peau engendre la synthèse de cette substance à partir d’un dérivé du cholestérol. Produit dans le foie par le biais de plusieurs réactions chimiques, elle subit une dernière transformation dans les reins pour prendre sa configuration active. Plusieurs paramètres entrent en jeu dans cette formation de la vitamine D. 

Outre l’intensité de l’ensoleillement qui varie selon les saisons et les conditions météorologiques, la pigmentation de la peau aurait également une influence sur celle-ci. Plus globalement, la situation géographique peut tout autant changer l’effet de la vitamine D, en raison de la latitude et le pays dans lequel vous résidez. Pour en avoir une idée, les chercheurs ont conclu que pour 12 minutes d’exposition journalière face au rayonnement solaire, cela vous apporterait 3000 UI.

 

 

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